Adamus : rock de destruction massive

Bernard Adamus et les pièces de ses trois albums. À 627 km de la maison dans La Fabrique de Matane. Adamus dans un minuscule lieu. Au deuxième étage d’une magnifique microbrasserie. Le spectacle affiche complet. Il fait déjà chaud dans la place. Avant même les premiers accords.

Les six musiciens lancent la fête. En fait, devrais-je dire le “party”. Parce que Adamus et sa bande font dans le rock « trash ». Peu de dentelle. La vraie affaire. Les musiciens enlignent les “shooters” qu’on leur offre, les chansons, les bières, les chansons et les “shooters”.

La foule embarque dans le “party”. L’aspect bar de l’endroit donne une proximité entre les artistes et le public. Ce n’est peut-être pas la même virée dans une salle plus grande. Ici, j’ai l’impression que l’on attendait cette soirée depuis longtemps pour lâcher son fou.

Les gens chantent. Les gars donnent tout. C’est un Bernard Adamus un peu en transe à la sortie d’une pièce qui lance le qualificatif “rock de destruction massive”.

C’est bien choisi.

C’est sans doute là que l’on est.

Il y a un bout que j’ai pas vécu un truc pareil. Rien de tel depuis Galaxie l’an passé du moins. Il y a toujours ce côté un peu fanfare dans le rock d’Adamus, mais c’est surtout sans détour. Brut et direct.

“Matane, farme ta gueule c’est moi qui décide!” dit-il le sourire aux lèvres alors que les gens lui réclament une chanson.

C’est comme ça. Sans détour.  Très comique dans le contexte. Et c’est tant mieux.

Les gars sont généreux, mais il serait difficile de jouer encore bien longtemps. Les “shooters” un moment donné ça fait effet, même sur des “rockeurs”.

Le voyageur que je suis, lui, doit bien aller dormir s’il veut reprendre la route. Mais la virée en territoire de destruction massive valait le coup. Pas de doute.

Pour toutes les dates de ce « party » en tournée, c’est ICI.

François Marchesseault le 24 avril 2016

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