Coups d’coeur 2018…

De retour de la campagne où j’ai laissé de côté les disques et les nouveautés l’instant des Fêtes et des amis qui se succèdent à la table. Me voilà soudain à la remorque de tout le monde avec mes coups de coeur 2018. Mais tiens, faisons différent. Laissons de côté les palmarès d’albums, même si l’année qui vient de passer fut riche en disques marquants. Je m’attarde plutôt aux chansons que j’ai fait jouer en boucle et les artistes nouveaux qui m’ont chaviré. De toute évidence, la mélancolie a marqué mon année… Mais quoi de mieux que la mélancolie, pour combattre la mélancolie? Tout ça ressemble à une liste de lecture… Soyez curieux, écoutez chacune de ces pièces. La chanson vous remercie.

Saint-Laurent – Foisy.

Qu’il est magnifique ce premier album homonyme de cinq pièces de Marc-André Foisy. C’est touchant, ça vient des profondeurs de l’âme et ça transmet toute une gamme d’émotions. Ce n’est pas dans le paraître et encore moins formaté… C’est pour tomber sur des joyaux comme ça que j’écoute autant de nouveautés. L’importance de l’artiste et d’une chanson se décline entièrement ici. “Les marées hautes les marées basses / Tout c’que je touche se casse…”


Rue de la grève – David Marin

C’est au bout de la dernière pièce d’Hélas Vegas, troisième album de David Marin, que j’ai craqué par en dedans. Il faut être tout un auteur-compositeur pour arriver à livrer mots et musique avec autant de fragilité et d’authenticité. À partir de Rue de la grève, j’ai réécouté le reste de l’album différemment et trouvé un mot pour qualifier l’ensemble : grandiose.


Île Dorval – Ariane Zita

Ariane Zita mérite beaucoup plus d’oreilles et de coeurs grands ouverts pour accueillir sa musique. Son talent est immense. Les quatre pièces de son EP J’espère que tu vas mieux m’ont marqué, mais île Dorval m’a viré à l’envers dès les premières notes… les premiers mots. Il faut avoir rencontré l’amour pour le chanter avec autant de justesse.


Mon frère – David Myles

Gaële qui se joint à David Myles, ça ne peut être que mémorable. Tout ce premier disque en français de David Myles et magnifique, mais j’ai immédiatement eu un faible pour celle-ci en pensant à mon grand frère…


Silhouettes – Tambour

Dans la lignée de Jean-Michel Blais et Alexandra Stréliski, Simon P. Castonguay, alias Tambour, est certainement l’un des artistes et pianistes les plus méconnus, mais de loin le plus talentueux. Chacune de ses compositions instrumentales nous entraîne dans un voyage intérieur émouvant et renversant. Silhouettes se doit d’entrer dans toutes les âmes pour les apaiser tendrement.


Court métrage – Fil-de-fériste

Dès la première écoute, j’ai eu cette chanson dans ma tête… en boucle. La démarche de Dominic Beauchesne (Fil-de-fériste) est loin d’être dans les normes de la fameuse “industrie” de la musique. Il écrit tout, compose tout, et enregistre tout… à son rythme hors des standards radiophoniques. Chapeau pour l’audace et j’attends la suite avec impatience.


Au quai – Éli Doyon et la tempête

Coup de coeur parmi mes coups de coeur. L’album l’Aube d’Éli Doyon et la tempête m’a frappé de plein fouet au printemps. De brillants arrangements de cuivres, des structures de chanson hors standards… je suis sous le charme. Le spectacle de la formation à la Sala Rossa à Montréal le 21 décembre est venu me prouver que ce secret encore trop bien gardé se doit d’être entendu et vu par tous.

Découvrez l’album l’Aube juste ici :


Fous de Bassan – Emilie Clepper et la grande migration

Absolument poignant ce premier album en français d’Emilie Clepper. La voix de la chanteuse est belle, fragile et frémissante. Elle chante les mots de l’auteure Sara Garneau comme s’ils étaient les siens. Trouvez-vous une roche sur les rives du Saint-Laurent pour vous y asseoir, puis regardez l’horizon tout en écoutant Fous de Bassan. Si vous ne versez aucune larme, vous saurez que votre humanité vous a quitté en chemin.


Wolves don’t live by the rules – Elisapie

La relecture par Elisapie de la pièce de l’artiste inuit Willie Thrasher m’a complètement renversé dès que je l’ai entendue sur scène à la Bourse Rideau en février dernier. Puissant, comme l’ensemble de The Ballad of the Runaway Girl, le plus récent album d’Elisapie.


Mon équipe – Maxime Auguste

La métaphysique de l’ordinaire est un album trop beau et trop grand pour être passé à ce point à côté des radars. Quelque chose me dit que l’on y reviendra tôt ou tard et que l’on soulignera le talent immense d’auteur et de mélodiste de Maxime Auguste. Les arrangements de cordes et les cuivres sont splendides sur à peu près tous les morceaux de l’album et Mon équipe en est le plus bel exemple. Ne boudez pas votre plaisir.


La chanson du camionneur – Fred Pellerin

J’étais assis à mon bureau quand j’ai entendu cette pièce pour la première fois… et j’ai pleuré à chaudes larmes. Avec son trémolo et sa sensibilité, Fred Pellerin rend ici universelle cette chanson du vagabond Pierre Rochette (paroles et musique). Je ne suis absolument pas camionneur, mais je pense néanmoins à celle que j’aime à chaque couplet.


Et deux autres pour le plaisir…

Rishikesh – Chances


Abécédaire – Tristan Malavoy


Veuillez noter que cet article a été écrit avec ma mémoire émotive. Il pourrait donc se bonifier au gré de mes : “Zut. J’ai oublié celle-ci… et celle-là.”

Je vous souhaite une magnifique année 2019. Pleine de découvertes musicales.

François Marchesseault